Au fond de la terre, repose un matériau unique, le schiste, et du bloc de schiste à l’ardoise, le chemin est long.
Il faut un grand savoir-faire et un travail manuel qualifié pour que ces blocs massifs deviennent cette précieuse ardoise 100% naturelle. Celle qui donne aux toits et aux façades une esthétique inimitable !

Les fondamentaux

L’ardoise provient d’une variété de schiste, de couleur grise, noire, parfois rougeâtre, orange, rose, bleue, violette ou tirant sur le vert. Le schiste ardoisier appartient à la grande famille des roches métamorphiques.

Les carrières

Il existe deux modes d’exploitation : la carrière à ciel ouvert et la carrière souterraine, qui produisent chacune différents types d’ardoises (couleurs, épaisseurs, nuance et structure). Ces deux modes utilisent des techniques de pointe pour extraire les richesses du sol : autrefois, à l’aide de perceuses et d’explosifs, les mineurs extrayaient le schiste à grand-peine ; aujourd’hui, les technologies respectent l’environnement.

De l’extraction à la transformation, l’ardoise naturelle suit de nombreuses et minutieuses étapes

Etape 1 : l’extraction

Le processus d’exploitation démarre une fois finalisées les études géologiques, minières et géotechniques. Elles sont complétées par des travaux de prospection et d’essais des échantillons qui permettent d’indiquer la qualité de pierre et le potentiel des réserves du gisement.
A la suite des opérations de déblaiement, l’extraction peut démarrer !
Un immense fil de diamant découpe une trame précise dans la roche, là où la qualité de l’ardoise justifie une extraction. Puis chaque bloc est détaché avec précaution. Il est ensuite acheminé par camion jusqu’à l’atelier de transformation de la carrière.
Il faut savoir exactement où insérer le fil dans la montagne pour que le clivage se fasse précieusement.
Durant tout le processus d’extraction et de transformation, l’eau est utilisée pour maintenir la pierre à des niveaux constants de température et d’hygrométrie. L’eau est recyclée puis épurée, en circuit fermé, pour éviter tout gaspillage.

Etape 2 : la transformation

Dans l’atelier de transformation, l’ardoise passe schématiquement par trois phases :
– le sciage
Dans les ateliers, les larges blocs de pierres extraits en carrière sont sciés en sous-blocs de différents formats, en fonction des dimensions d’ardoise à produire.
– le clivage
Les maître-fendeurs procèdent ensuite à la fente de ces répartons (blocs d’ardoise) de manière entièrement artisanale. L’eau permet de maintenir l’humidité des blocs, facilitant ainsi son exfoliation et diminuant les pertes.
– l’épaufure
Enfin, les chants de chaque pièce sont épaufrés (enlèvement d’éclats) afin de faciliter l’écoulement de l’eau, au bord des ardoises disposées en couverture.
C’est la découpe finale qui donne aux ardoises leur forme définitive (carrée, losange, rectangulaire, en écaille, ogive…).

Un résultat final inimitable

A l’issue de ces processus, de nombreux types d’ardoise naturelle s’offrent au choix des particuliers et des prescripteurs. Et les applications sont nombreuses, en toiture neuve, en façade ou en rénovation de couverture, qu’il s’agisse d’un bâtiment ancien appartenant au patrimoine local ou national, ou d’une maison individuelle moderne de style contemporain.

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